Instrumentalisation de la jeunesse woke ? Des libéraux veulent le droit de vote à 16 ans
Texte de Philippe Sauro Cinq-Mars
Le vieux rêve des stratèges progressistes refait surface : accorder le droit de vote aux adolescents de 16 ans. Une pétition déposée à la Chambre des communes par le député libéral Nathaniel Erskine-Smith (Beaches-East York, Ontario) exhorte le Parlement à modifier la Loi électorale du Canada afin de permettre aux mineurs de voter. Le document — identifié comme la Pétition E-6629 — est soutenu par la présidente de l’Association libérale fédérale de Calgary-Est, Shazia Ibrahem, et s’inscrit dans une stratégie bien rodée de captation du vote jeune, au nom d’un prétendu renouvellement démocratique.
Comme le rapporte le Western Standard, citant les informations obtenues par Blacklock’s Reporter, les signataires libéraux affirment que cette réforme électorale permettrait de combattre la « dégradation générationnelle de l’engagement civique », laquelle menacerait, rien de moins, que la sécurité nationale. En clair : la jeunesse serait désengagée, mais paradoxalement assez mûre pour voter à 16 ans.
Le texte évoque également que les adolescents assument déjà certaines responsabilités — travail, impôts, conduite automobile, prise en charge familiale — et qu’ils seraient donc prêts à s’exprimer dans les urnes. Mais cet argumentaire sonne creux, tant il ignore une réalité sociologique pourtant incontournable : les jeunes électeurs, tout particulièrement ceux issus du système secondaire canadien, sont les plus exposés à l’endoctrinement idéologique, au militantisme compulsif et aux injonctions moralisatrices des réseaux sociaux.
Une stratégie électorale à peine voilée
Ce n’est pas la première […]


