Extorsion, peur et terrorisme économique : la Colombie-Britannique exige des sanctions contre le gang Bishnoi
La rédaction
D’après un article de Chuck Chiang publié dans The Canadian Press le 26 juin 2025
La Colombie-Britannique hausse le ton contre le crime organisé international. Dans un contexte d’intimidation croissante visant des membres de la communauté sud-asiatique, le ministre de la Sécurité publique et solliciteur général de la province, Garry Begg, a annoncé que des renseignements policiers permettaient de relier de nombreux cas d’extorsion au gang Bishnoi, un groupe criminel originaire d’Inde.
Comme le rapporte Chuck Chiang, les autorités provinciales estiment que ces éléments justifient pleinement leur récente demande auprès du gouvernement fédéral pour que ce gang soit officiellement désigné comme organisation terroriste au Canada.
« C’est une décision que nous ne prenons pas à la légère, mais les faits sont clairs », a déclaré Garry Begg jeudi. Grâce à une coopération étroite avec des agences policières locales et internationales, les autorités ont pu confirmer que le gang Bishnoi s’est lui-même publiquement attribué des actes criminels commis au Canada. Selon Begg, cette revendication volontaire constitue un élément déterminant dans la décision de la province.
Le gouvernement de la Colombie-Britannique a aussi débloqué un montant de 100 000 dollars pour soutenir une campagne de sensibilisation de 60 jours avec Crime Stoppers. L’objectif est d’inciter les victimes d’extorsion, souvent paralysées par la peur, à signaler les crimes. « Il est impératif que les victimes comprennent qu’elles ne sont pas seules, que ce problème dépasse leur cas personnel. C’est un enjeu de société », a souligné le ministre.
Le premier ministre de la province, David Eby, a exprimé son appui total à la démarche. Il a affirmé avoir déjà pris contact avec ses homologues de l’Ontario et de l’Alberta, provinces également touchées par des activités similaires, afin de former un front commun et accentuer la pression sur Ottawa.
Brenda Locke, mairesse de Surrey, l’une des villes les plus touchées par cette vague de menaces, a parlé de « terrorisme économique » pour qualifier ces actes. « Les violences et menaces envers notre communauté sont inacceptables. Les citoyens doivent pouvoir dénoncer ces [...]


