Course à la direction du NPD : un avenir morose pour un parti en déclin
La rédaction
D’après un article de Michael Taube publié dans le National Post le 11 juillet 2025
Et si le Nouveau Parti démocratique (NPD) lançait une course à la direction sans que personne n’y prête attention ? La question, volontairement provocante, reflète bien l’analyse acerbe de Michael Taube sur l’état du parti dans son article du National Post. Il décrit une formation politique en déroute, incapable d’attirer l’attention, encore moins l’enthousiasme.
Taube note que selon un récent sondage de Research Co., aucun des candidats potentiels à la succession de Jagmeet Singh ne dépasse les 18 % d’opinions favorables. Ruth Ellen Brosseau obtient ce maigre sommet, suivie de près par Jenny Kwan, Heather McPherson et Kennedy Stewart. Ce dernier, pourtant ex-maire de Vancouver, fait partie de ceux qui affichent aussi le plus haut taux d’impopularité. Avi Lewis, cinéaste engagé à gauche, se distingue lui aussi par un taux défavorable élevé.
Mais le vrai constat d’échec réside ailleurs : tous les noms testés dans le sondage sont massivement inconnus du public. Michael Taube rapporte que plus de la moitié des Canadiens interrogés avouent ne pas savoir qui sont ces aspirants chefs. Gord Johns est le moins connu avec 59 % de réponses « ne le connaît pas », mais même Avi Lewis et Leah Gazan atteignent 58 % d’anonymat.
Pour Taube, ces chiffres illustrent une réalité brutale : le NPD est devenu une coquille vide, brisé sur les plans idéologique, organisationnel et financier. Le parti n’a plus la vigueur qu’il avait sous Jack Layton, dont l’exploit électoral de 2011 semble aujourd’hui bien lointain. Le déclin s’est amorcé avec Tom Mulcair, mais c’est Jagmeet Singh qui l’a précipité, selon l’auteur.
Sous la direction de Singh, le NPD est passé de 24 à seulement 7 sièges aux dernières élections fédérales, perdant son statut de parti reconnu à la Chambre des communes et les avantages financiers qui l’accompagnent. Singh lui-même a perdu son siège, une humiliation historique pour le chef [...]


